Le social, parlons-en

Un projet dingue, asocial.

Certains pensent que c’est parce que ce projet est social que les riverains sont contre.

Ils feraient partie peut-être de ces gens friqués, dédaigneux vis-à-vis des classes sociales défavorisées.

Sachez en premier lieu que pour eux SOCIAL n’est pas un gros mot.

Mais l’actualité nous rappelle chaque jour que les barres sociales sont à l’origine de nos gros maux.

De ce fait, faut-il disperser les bâtiments sociaux dans tous les secteurs de toutes les villes ? Nous sommes pour, mais avec des réserves de bons sens.

Est-il utile de parachuter ces bâtiments sociaux dans des quartiers touristiques. Pourquoi pas les pieds dans l’eau, zone convoitée par ceux qui ont réussi dans la vie, parce qu’ils ont bossé toute leur vie pour cela. La zone touristique est un moteur de l'économie seynoise. Faut-il la plomber?

La Seyne n’est-elle pas déjà victime de cette concentration de bâtiments sociaux ? Et les mettre dans les quartiers épargnés ne va-t-il pas achever la réputation déjà désastreuse de cette ville ? Pourquoi La Seyne serait la solution sociale de la Métropole TPM. Tout en sachant que sur Berthe il y a 400 logements inoccupés et que le centre ville est hideux et à refaire.

Sans vouloir refaire le monde, plutôt que de sectoriser les quotas sociaux pratiquement au niveau des rues, ne faut-il pas élargir au niveau des territoires et des régions? Prenons comme exemple ces villes périphériques comme Signes, où il y a des espaces libres considérables. Pourquoi ne pas y mettre ces habitations sociales, mais en R+2 uniquement pour ne pas commettre les mêmes bêtises.

Pourquoi Signes ? Parce qu’il y a une zone industrielle importante, des PME, et donc du travail. Donc au total des logements dignes et du travail. Bref les ingrédients d’une vie décente.

Pour revenir à La Seyne, notre Mairesse actuelle avait promis de refaire des logements sociaux dignes dans le centre ville. Certaines rues de ce centre ville sont dans un état déplorable et font honte à la ville. L'intérêt de cette restauration vers le social est triple : subventions d'Etat, rénovation qui enjolive la ville qui en a bien besoin, et réponse à un besoin de loger des Français sans trop de moyens.
 

Mais on s’aperçoit que les quotas pour les logements sociaux sont régis par des lois qui sont dignes de la Chine Populaire : répartition par secteurs dans une ville, impact environnemental et social (des résidents) totalement ignorés par la loi, programme qui passe en force où les Maires n’ont pas leur mot à dire, PLU mal interprété ou désuet.

C’est le cas du projet fou sur Mar Vivo. 23 logements dans une impasse, au fond du cul de sac, face à un immeuble social, la maison des petits frères des pauvres. Cette dernière va avoir des difficultés à bien fonctionner pour sa raison d’être : s’occuper d’handicapés et de personnes âgées sans moyen qui ont besoin de calme. Oui c’est du social également. De plus sur cette voie étroite qui serait ouverte à 40 voitures supplémentaires, même pas un passage pour piéton et handicapés.

Projet fou proche de petites maisons tranquilles d'après-guerre occupés par des retraités sans guère de ressources, et qui ne trouveront plus une place pour se garer. Adieu la tranquillité. C'est du social également, un quartier qui va perdre son âme.

La maison de retraités qui va se trouver à l'ombre de cet immeuble, c'est un sacrifice logique pour faire du social?

Sans oublier de dire ce que l’on n’a pas le droit de dire en fonction de la bien-pensance : 100% social, ce sont des incivilités, des feux de voitures le 14 Juillet, du bruit, des accidents de route car la difficulté d’emprunter la route principale est délicate.

Mais surtout si vous traitez ces riverains de petits friqués sans âme, venez voir sur place où va s’implanter le projet. C’est seulement après que vous pourrez parler en connaissance de cause.

Mais en ce qui nous concerne, nous maintenons que c’est un projet fou, où les lois rigides l’emportent sur la raison, et où la municipalité actuelle, contrairement à ses promesses, n'a rien fait pour combattre ce projet de dingue.

L'analyse progressive du dossier par des experts montre que la municipalité pouvait facilement s'opposer, en vrai, et non en mots, à ce projet.

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