Désensablement

Désensablement et retroussage

La largeur de la plage varie selon les saisons et selon les années.

2018 a été la pire année sur Mar Vivo. Plus un seul grain de sable. Le restaurant L'Estanco était totalement sur l'eau. Le gérant mettait ses transats au bord du mur, pied dans l'eau.

2025 et 2026 ont été de belles années.

L'année catastrophique de 2018 a généré une réponse de TPM. D'abord en amenant du sable de carrière en 2019 et 2020. Mais certains riverains et touristes ont protesté. Ce sable de carrière provoquait une turbidité dans les premiers jours du dépôt, vers la mi-juin. Et on lui reprochait d'être un pansement non naturel.

Ensuite il a été décidé de prélever le sable aux Sablettes hors-saison, de le stoker en fond de plage, et de le reventiler vers Mar Vivo mi-juin.

https://www.littoral-seynois.fr/pages/erosion-des-plages/retroussage-aux-sablettes.html

QUELQUES REMARQUES :

1) Les prélèvements par grue se font hors saison. Mais pas forcément au moment où la plage est la plus large. Nous avons l'impression que la date des prélèvements, dits de retroussage, est administrative en fonction d'un appel d'offres. Ce retroussage n'est donc peut-être pas optimisé.

2) Une fois stocké en fond de plage, il y a érosion des dunes (vent, piétinement). On remarquera qu'à St Cyr, le sable retroussé en protégé par des clotures (voir photos).

3) Les grues prélèvent dans les 10 premiers mètres du rivage. Ceci génère une dépression, une "bassine", qui modifie le déferlement des vagues. Ce déferlement se fait en fonction de la hauteur d'eau. Il a de ce fait plus d''énergie de la mer pour reprendre le sable restant de la plage. Le gain serait virtuel ! Voici ce qu'en dit un spécialiste de cette problèmatique :

 

Travaux Plage des Sablettes-08/10/2026-

Le procédé par "extraction de sable sur le site même à traiter, avec stockage hivernal en haut de plage, dit "Retroussage" est-il une solution ?

Il n'y a pas de réponse univoque à cette question simple.

- Tout d'abord, face à un problème de perte de plage... il  faut se fixer un objectif: veut-on reconstituer à l'identique  une plage emblématique, de renommée ou recherche-t-on seulement une fonctionnalité  provisoire ?

- on observera la pérennité du dispositif,  son coût annuel en prenant en compte sa périodicité éventuelle sur un espace-temps par ex. de 10 ans,...

-Enfin on vérifiera si le processus de lutte contre l'érosion du procédé est structurellement bénéfique, sur le C.T. d'abord, et surtout sur le L.T.

Les règles de MUNK, MICHE ou GODA s'appliquent à ce site, notamment,  celle de GODA pour des faibles profondeurs et des pentes <1/20 :

=> Le déferlement se déclenche pour Dc/Hc =1,28 pour MUNK, 1,14 pour MICHE et 1 pour GODA. ( Hc  étant la hauteur de houle critique et Dc la profondeur critique caractérisant le déferlement )

=>En clair cela signifie, relativement à la question posée, que le fait d'effectuer un prélèvement , donc d'abaisser les fonds, va augmenter d'autant la hauteur critique Hc  de la zone et donc la hauteur de la vague déferlante. Et par suite majorer l'énergie des "jets de rive",...et donc l'érodabilité du site !